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Bonjour à vous,

je déménage vers Wordpress... Chemin faisant sur le web, je quitte over-blog dont TF1 détient des parts, pour aller vers une structure issue du libre. Choix politique mais aussi technique, car wordpress me permet d'accéder à de nouvelles fonctionnalités : link.

Retrouvez l'esentiel de mes billets sur ce "nouveau" blog et de nombreux à venir :

 

   L'excroissance


L'adresse exacte est la suivante : http://excroissance.wordpress.com


Merci à tous ceux qui sont passés par-là et pour ceux qui ont suivit ce blog.

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Trois éléments de réflexion du célèbre philosophe Jean-Paul Sartre, extraits de son ouvrage L’existentialisme est un humanisme. Si, bien sûr, Sartre n’a jamais prétendu être écologiste ou décroissant (à ma connaissance), certains aspects de sa réflexion méritent toute notre attention. Il s’agit pour lui, à travers une présentation de l'existentialisme, de « fonder » l’action et la responsabilité de l’humain – sans Dieu ni nature humaine. Questions d'autant plus prégnantes que la conférence a lieu au sortir de la guerre, le 29 octobre 1945.

Ce qui va nous intéresser ici, c'est de penser les thèses de Sartre au regard de l'empreinte écologique. Ainsi, Sartre nous permet d'éclairer la responsabilité de chacun, dans la mesure où nos comportements représentent une menace pour nous-mêmes, pour les autres et pour les générations futures.

 

[…] « Qu’est-ce que signifie ici que l’existence précède l’essence ? Cela signifie que l’homme existe d’abord, se rencontre, surgit dans le monde, et qu’il se définit après. L’homme, tel que le conçoit l’existentialiste, s’il n’est pas définissable, c’est qu’il n’est d’abord rien. Il ne sera qu’ensuite, et il sera tel qu’il se sera fait. Ainsi, il n’y a pas de nature humaine, puisqu’il n’y a pas de Dieu pour la concevoir. L’homme est non seulement tel qu’il se conçoit, mais tel qu’il se veut, et comme il se conçoit après l’existence, comme il se veut après cet élan vers l’existence, l’homme n’est rien d’autre que ce qu’il se fait. Tel est le premier principe de l’existentialisme ». (p.29-30)*

 

Ce premier élément de réflexion est fondamental, dans la mesure où il cherche à faire peser tout le poids des actions individuelles sur les individus eux-mêmes. Nul excuse ici (la société, les autres, ma nature, j'en fait déjà assez...). L'homme se définit par ce qu'il fait. S'il accompli des actes qui mettent en péril le devenir de la planète, l'individu ne doit pas se cacher derrière des excuses. Ces actes et comportements polluants, arrogants, inconscients sont à mettre à son actif d'être humain. Ils constituent son essence d'individu. Ici, pas de « oui mais... »

 

[…] « Mais si vraiment l’existence précède l’essence, l’homme est responsable de ce qu’il est. Ainsi, la première démarche de l’existentialisme est de mettre tout homme en possession de ce qu’il est et de faire reposer sur lui la responsabilité totale de son existence. […] Il n’est pas un de nos actes qui, en créant l’homme que nous voulons être, ne créé en même temps une image de l’homme tels que nous estimons qu’il doit être. Choisir d’être ceci ou cela, c’est affirmer la valeur de ce que nous choisissons, car nous ne pouvons jamais choisir le mal ; ce que nous choisissons, c’est toujours le bien, et rien ne peut-être bon pour nous sans l’être pour tous ». (p.31-32)*

 

Tout en faisant reposer le poids de nos actes sur nous mêmes, ce second élément implique une universalisation. Pour Sartre, chacun de nos actes implique la totalité de l'humanité, dans la mesure où personne n'est mauvais, mais agit de tel manière qu'il considère ses actes comme souhaitable. C'est là tout le vice de nos sociétés occidentales : considérer notre modèle comme souhaitable, sans mesurer les retomber écologiques (pour ne parler que d'elles) ; et sans mesurer que ce modèle n'est pas universalisable.

 

[…] « L’existentialisme déclare volontiers que l’homme est angoisse. Cela signifie ceci : l’homme qui s’engage et qui se rend compte qu’il est non seulement celui qu’il choisit d’être, mais encore un législateur choisissant en même temps que soit l’humanité entière, ne saurait échapper au sentiment de sa totale et profonde responsabilité. Certes, beaucoup de gens ne sont pas anxieux ; mais nous prétendons qu’ils se masquent leur angoisse, qu’ils la fuient ; certainement, beaucoup de gens croient en agissant n’engager qu’eux-mêmes, et lorsqu’on leur dit : mais si tout le monde faisait comme ça ? ils haussent les épaules et répondent : tout le monde ne fait pas comme ça. Mais en vérité, on doit toujours se demander : qu’arriverait-il si tout le monde en faisait autant ? et on échappe à cette pensée inquiétante que par une sorte de mauvaise foi ». (p.33-34)*

 

Enfin, ce dernier élément pourrait servir pour nos actes quotidiens : « qu’arriverait-il si tout le monde en faisait autant ? » Faut-il rappeler qu' il faudrait deux planètes supplémentaire à l'Europe pour que son mode de vie soit viable ! Quid des Avions, quid de la bagnole, quid de la bouffe, quid de l'énergie ! Ce texte de Sartre permet donc une réflexion fertile sur l'empreinte écologique. Tout l'enjeu consiste à éradiquer l'hédonisme ambiant et bien pensant qui, certes, ne choisit pas le mal pour le mal, mais qui se trouve aux antipodes de la responsabilité.

 

 

* L'existentialisme est un humanisme, Jean-Paul Sartre, Gallimard, Paris, 1996.

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Vingt minutes avec Miguel Benasayag (wikipédia)... Voilà ce que je vous propose. Ce n'est pas grand chose compte tenu du temps moyen des français passé devant la télévision !

J'ai trouvé cette vidéo sur le site de Soutien aux inculpés du 11 Novembre : ici

Petite présentation (venant de Périphéries) de l'auteur   : "Philosophe et psychanalyste, Miguel Benasayag est aussi un ancien combattant de la guérilla guévariste en Argentine, où il a passé plusieurs années en prison. Depuis son arrivée en France, à sa libération, il réfléchit inlassablement aux moyens de rester fidèle à l’exigence de liberté et de solidarité des luttes révolutionnaires passées, tout en tirant les enseignements de leurs échecs et de leurs errements. Dans Du contre-pouvoir, co-écrit avec Diego Sztulwark, il observe l’émergence d’une nouvelle radicalité désireuse de changer la vie. Et clame que, si on veut préserver la vitalité de ces mouvements, il ne faut surtout pas ressortir du placard les vieux schémas révolutionnaires... C’est à la révolution dans la révolution, à la puissance contre le pouvoir, au savoir contre l’information, que Miguel Benasayag nous invite : il ne faut pas, écrit-il, se préparer à prendre le pouvoir, attendre de grands soirs en obéissant à des « maîtres libérateurs » ; il faut, dans l’immédiat et sans attendre de lendemains qui chantent, chercher tout à la fois la puissance et la connaissance. [...] « La résistance alternative sera puissante dans la mesure où elle abandonnera le piège de l’attente », lit-on dans le « Manifeste du réseau de résistance alternative » lancé par son collectif « Malgré Tout »"

Vidéo très intéressante sur "La figure du terroriste", sur le "Bio pouvoir" notamment .





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Voici une vidéo de Christian Vélot : Les OGM c'est quoi ? Cette conférence faîte à Toulouse en 2005 est brûlante d'actualité, elle est extrèmement pédagogique. Elle permet de différencier les OGM utilisés pour la recherche fondamentale, pour la médecine et dans l'agro-alimentaire. Ces présisions très intéressantes pour chacun (le génie moléculaire étant souvent abstrait...) ; elle fournie également de nombreux arguments politiques et écologiques.
A mettre entre toutes les mains pour participer davantage aux débats et dénoncer les pseudo arguments scientifiques de certains partisans des OGM !




(n.b : il faut déplacer le curseur sur la vidéo, le logo Google, puis cliquer sur "aller sur Google vidéo).

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